Atouts du combiné

Configurations favorables au combiné

Des trajets ferroviaires ou par voie d’eau "longue distance"

Le prix de revient du transport combiné est surtout compétitif pour des maillons ferroviaires supérieurs à 650-700 km. Dans le cas de plateformes rail-route implantées dans des zones où le tissu industriel est fortement concentré (exemple de Paris-Lyon), le seuil de compétitivité peut toutefois descendre jusqu’à 500 km, voire moins sous réserve d’une optimisation des moyens (A/R de nuit, même locomotive et même conducteur, etc.…). En revanche, dans le cas du fluvial, des longueurs de voies d’eau de 200 ou 300 km peuvent garantir la compétitivité. Quant à la compétitivité du cabotage maritime, elle s’améliore substantiellement à mesure que le trajet par la mer permet d’économiser des kilomètres par rapport à la distance qu’il faudrait couvrir par la route pour les mêmes origine-destination.

La compétitivité du transport combiné est également renforcée dès que le trajet nécessite plus de 8 heures de conduite en mode "tout route", du fait de l’impact du temps de repos obligatoire du chauffeur sur le coût routier. Il faut souligner que ce facteur joue d’une façon différente dans le cas des entreprises de transport routier qui ont mis en place des logistiques du type "relais".

Des acheminements réguliers et équilibrés entre l’aller et le retour

Le taux de remplissage des trains, barges et navires ro-ro est un levier essentiel de réduction du prix de revient du transport combiné. Les opérateurs sont donc intéressés en priorité par des expéditions à fréquences régulières et correspondant à un nombre élevé d’UTI à transporter sur une liaison donnée. En outre, les acheminements "aller-retour" permettent d’équilibrer les flux dans les deux sens.

Des marchandises de densité élevée

Le prix à la tonne transportée est plus intéressant pour des produits de densité élevée.

Des extrémités de chaines proches des plateformes de transport combiné

Plus le nombre quotidien de rotations effectuées par les camions en pré et post-acheminements routiers est élevé, plus le transport combiné est compétitif. Le seuil minimum acceptable semble être d’environ trois mouvements d’UTI par jour et par camion. De ce fait, des sites situés à moins d’une heure (50 km) d’une plate forme rail-route, l’absence de repositionnement, les charges complètes, les trajets de pré et post-acheminement chargés à l’aller et au retour sont autant de facteurs favorables au transport combiné.

Des types de marchandises obligeant à effectuer des retours à vide ou présentant des contraintes de sécurité particulières

Pour certaines catégories de marchandises (en particulier certains produits alimentaires et produits chimiques), le trajet de retour doit être effectué à vide (absence de produit compatible avec celui transporté à l’aller et impossibilité d’effectuer un nettoyage de la citerne). Dans ce cas, le transport combiné est économiquement plus avantageux que le "tout route".